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Brièvement sur le Parc Zoologique de Brazzaville |
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Créé le 26 juin 1952, le parc zoologique de Brazzaville a
été l’un des plus grands parcs zoologiques d’Afrique à l’époque. Il est
situé dans la réserve forestière de la patte d’oie et couvre une
superficie de 28 hectares. Ce parc présente les reliques des derniers
lambeaux de forêt naturelle, cernée d’une ceinture d’arbres exotiques et
d’une zone dite active de récréation et d’exhibition des animaux.
Le parc zoologique de Brazzaville a joué le rôle de la
direction des parcs zoologiques et leurs annexes en Afrique Equatoriale
Française (AEF), suivant le décret du 10 septembre 1942 portant
réorganisation du service des eaux et forêts aux colonies. Ce décret a
été modifié par celui n°50-494 du 3 mai 1950 et l’arrêté n°3539 du 23
novembre 1950, organisant les services de chasse et capture en AEF.
A l’origine, le parc zoologique de Brazzaville a servi de
centre de transit de nombreuses espèces animales sauvages de l’AEF,
destinées aux ménageries et jardins de la métropole. Ce qui explique le
caractère rudimentaire et austère de ses infrastructures. A l’image de
l’île de Gorée, pour la déportation des esclavages noirs vers les
Amériques et les Antilles, le parc zoologique de Brazzaville a joué un
rôle similaire dans la déportation des animaux sauvages de l’AEF.
La vocation première de ce parc est la conservation : mission
à laquelle il partage et consacre tous les efforts. Le parce zoologique
de Brazzaville est à l’avant-garde du combat de sauvegarde des espèces
en voie de disparition, menacées par la destruction de leur habitat
forestier et le braconnage, telles que le gorille, le chimpanzé, etc. Il
constitue un cadre irremplaçable pour une initiation à la nature du
grand public, surtout au public scolaire. Il est aussi un espace naturel
de fraîcheur et de pureté qui subsiste encore dans la ville. C’est un
lieu privilégié qui met le visiteur au contact des créatures qui font
rêver, voyager, imaginer, etc. Il est aussi un lieu de connaissance du
monde animal, de découverte et de joie familiale. Environ 60.000 à
90.000 personnes visitent ce parc chaque année.
Le parc zoologique de Brazzaville compte 26 agents, dont 19
permanents et 7 temporaires. Il compte quatre 14 enclos à ciel ouvert
pour antilopes et autres ruminants, 3 volières pour oiseaux, 1 vivarium
pour serpents, 2 bassins pour les crocodiles varans et tortues, 2 cages
pour carnivores, 6 singeries et une nursery (pour les gorilles). Parmi
les autres patrimoines figurent la base vie et les bâtiments
administratifs.
Le parc comptait 42 animaux dont 12 mammifères, 21 oiseaux et
9 reptiles. Des animaliers organisent le nourrissage des animaux, en
respectant le régime de chaque espèce. Ils assurent également le
nettoyage des cages et s’assurent de la bonne santé des animaux.
Le plus vieil animal de ce parc fut un chimpanzé, dénommé
Grégoire. Agé de 62 ans, il vit actuellement en semi liberté au
sanctuaire de Tchimpounga à Pointe-Noire (département du Kouilou), où il
a été transféré depuis le conflit armé du 5 juin 1997.
A cause des troubles socio-politiques que le pays a connus de
1997 à 1999, de nombreux équipements de ce parc ont été endommagés.
Conséquence : plusieurs espèces animales ne peuvent plus faire partie de
la collection pour être accessibles au public. Face à cette situation,
le Gouvernement a pris l’engagement de rénover le parc et envisage de
créer un jardin zoologique et botanique sur ses cendres. En attendant,
et surtout pour maintenir ce cadre ouvert au public, quelques espèces de
fortune (volière 1, grand bassin de crocodile) et aires des
Au regard de l’importance de l’espace vert dans la vie
humaine, la sauvegarde du parc zoologique de Brazzaville est nécessaire.
Car, outre sa vocation scientifique et éducative, il apporte une évasion
si précieuse aux populations de la capitale.
Source: Blog
Jai me le Congo (2006)
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